L’événement

C’était quoi, exactement, cette journée à Manchester ?
Le premier test mondial de Squadron 42, organisé dans les locaux de Cloud Imperium Games. 120 invités venus du monde entier, dont plusieurs créateurs de contenu, y ont joué environ cinq heures.
À quoi ressemblait la salle ?
À un décor de cinéma, d’après Commander Fran. Les invités sont entrés par la salle de motion capture utilisée depuis 2014, puis une porte de hangar s’est ouverte sur une salle plongée dans l’obscurité. Une soixantaine d’ordinateurs, un Hornet F7C grandeur nature et un écran LED couvrant les trois quarts des murs recréaient l’intérieur d’un Bengal.
Sur quelles machines ont ils joué ?
Chaque invité avait un poste à son nom, avec un écran 27 pouces 4K et une RTX 5090. Tous les PC enregistraient les parties.
Qui était présent ?
Chris Roberts a accueilli les invités, visiblement ému de laisser enfin des joueurs toucher au jeu. À mi-session, Mark Hamill est entré dans la salle pour recueillir les premières impressions. Il a confié attendre ce moment depuis plus de dix ans. La salle lui a répondu : « nous aussi ».
Est-ce que tout le monde a vu la même chose ?
Non. Chacun avançait à son rythme et certains ont pris leur temps. Il y a tant à regarder que les cinq heures auraient facilement pu en durer dix pour arriver au même point.
Sont-ils repartis avec un souvenir ?
Les créateurs de contenu ont reçu une cassette audio contenant quatre morceaux de la bande originale. Reste à retrouver un lecteur de cassettes.
Le jeu, pour ceux qui débarquent

Squadron 42, c’est quoi, et quel rapport avec Star Citizen ?
C’est une campagne solo narrative située dans l’univers de Star Citizen et développée par le même studio. On y incarne une recrue de l’UEE Navy. Pour Commander Fran, la parenté s’arrête là : « Ce n’est pas Star Citizen, c’est un autre jeu. »
Que fait-on, concrètement ?
Le briefing annonçait des combats en vaisseau monoplace, des missions de secours, du transport de troupes et des convois logistiques. S’y ajoutent des combats à pied et de l’exploration. Le jeu alterne des séquences de tir intenses et des passages plus lents, où l’on marche et découvre les lieux.
Comment l’aventure commence-t-elle ?
Par un prologue : l’attaque des Vanduul au-dessus de Vega II, vécue à bord de l’UEES Gauntlet, un destroyer de classe Javelin. Le joueur finit dans une tourelle face à la flotte ennemie. Viennent ensuite une convalescence à l’hôpital, la fin de la formation de pilote, puis une affectation comme lieutenant sur l’Idris UEES Stanton.
Ce prologue avait déjà été montré. A-t-il changé ?
Oui. La partie sur rails a été raccourcie et le récit a été modifié, sans que les testeurs précisent comment. Le générique d’ouverture défile désormais pendant le discours de l’amiral Bishop au Sénat. Le premier face-à-face avec un Vanduul ressemble beaucoup moins à une suite de touches à presser : si l’on n’esquive pas sa lance, on finit empalé et la partie s’arrête.
Le casting tient-il ses promesses ?
Les testeurs saluent des acteurs très talentueux et un doublage de grande qualité. Ils ont notamment croisé Gillian Anderson en capitaine MacLaren et Gary Oldman en amiral Bishop. Les cinématiques sont nombreuses et servent à installer le joueur dans l’univers.
L’image et le son

Est-ce aussi beau qu’on le dit ?
C’est le point qui fait l’unanimité. Les graphismes sont jugés incomparables à ceux de Star Citizen, et Citizen Spooner parle du « plus beau jeu qu’il ait jamais vu de ses propres yeux ». Les visages et les animations faciales ont nettement progressé depuis la démo de 2024.
Et ça tourne correctement ?
En 4K natif, à 60 images par seconde la plupart du temps, sans upscaling ni génération d’images. Le tout sur une RTX 5090 : aucun retour ne dit ce que cela donne sur une machine plus modeste.
On entend beaucoup parler de Maelstrom. De quoi s’agit-il ?
C’est le système de destruction physique du studio, et presque tout y est soumis, des décors jusqu’aux armures des personnages. Le verre éclate, des morceaux d’armure se détachent. Sur les vaisseaux, il donne l’impression d’infliger de vrais dégâts.
Et côté son ?
Les effets sonores sont cités parmi les plus gros progrès depuis 2024. La musique de Geoff Zanelli est qualifiée de « légendaire ».
Aux commandes

À quoi ressemble le pilotage ?
Dans le Gladius, tout le cockpit est physique : le pilote appuie réellement sur les boutons, avec les animations qui vont avec. L’interface est bien plus lisible qu’avant. Commander Fran décrit des combats spatiaux soutenus.
Le voyage quantique a-t-il changé ?
Complètement. Le boost et le saut quantique passent par un seul bouton, sans temps de charge. Pendant un saut, il faut esquiver des « anomalies » quantiques pour éviter les dégâts et stabiliser la bulle. En boost, on manœuvre librement, à la manière du supercruise d’Elite Dangerous.
À pied

Les combats au sol sont-ils à la hauteur ?
Ils sont décrits comme « dingues », et sans pitié. Si l’on n’achève pas un ennemi à terre, ses alliés l’entourent pour le couvrir pendant qu’il est réanimé. Ils tirent aussi à travers les matériaux destructibles. Un tir dans un casque peut le faire sauter ou briser la visière, et l’air s’en échappe.
Est-ce un jeu difficile ?
Il propose trois niveaux de difficulté, réglables séparément pour le tir et pour le vol. Commander Fran, qui a joué au niveau le plus bas pour avancer vite, parle d’un jeu « accessible, ce qui ne veut pas dire facile ». D’autres ont trouvé la sortie en apesanteur très dure : une prise manquée, et l’on dérive dans l’espace jusqu’au game over.
Le jeu vous prend-il par la main ?
Non. Aucune peinture jaune pour indiquer le chemin : il faut le trouver seul, et l’on peut se tromper de route. Les énigmes sont jugées intéressantes, loin du remplissage.
Quels outils et mécanismes ont-ils découverts ?
Le piratage est présent, et le multitool a été entièrement revu, avec quatre modes. Commander Fran cite aussi la recherche d’indices, le feu, la dépressurisation, un nouveau type de scan et la coupure des systèmes d’un vaisseau.
Et quand on meurt ?
L’écran de fin change selon la façon dont on est mort. Le jeu a prévu de quoi varier les plaisirs.
Entre deux missions

Que fait-on quand on ne se bat pas ?
On vit à bord de l’Idris. Le jeu ménage régulièrement du « temps libre » entre les missions, et la relation avec les membres d’équipage évolue au fil de l’aventure. Tous sont doublés et suivent leur propre routine.
Comment s’équipe-t-on avant de partir ?
L’armurerie de l’Idris a été revue. Un écran de sélection remplace l’ancienne distribution arme par arme : on vous les remet toujours en main propre, mais plus vite.
Y a-t-il des lieux marquants à visiter ?
La visite de Morrow est bien plus belle qu’avant. La station Shubin impressionne par sa densité de personnages et de détails. Ses ouvriers n’aiment pas beaucoup la Navy : ils vous toisent et soupirent sur votre passage.
Un nouveau venu peut-il comprendre l’univers ?
Le jeu l’aide. Chaque objet que l’on saisit ouvre une entrée de la Galactapedia, entièrement doublée.
Peut-on personnaliser son personnage ?
Oui. Tout le casting figure dans la banque de visages de l’éditeur de personnage. On peut donc, en théorie, se donner les traits du personnage de Mark Hamill. La couleur de l’armure se choisit aussi.
L’état du jeu et le verdict
Ont-ils rencontré des bugs ?
Oui, surtout des bugs cocasses : un plateau-repas dont le contenu glisse tout seul, des membres d’équipage qui se présentent en caleçon sur la passerelle de l’Idris. Un testeur a aussi vu le vaisseau d’un coéquipier s’écraser contre une station, ce qui a bloqué sa partie.
Et des plantages ?
Aucun retour au bureau n’a été signalé pendant la session.
Le jeu est-il prêt à sortir ?
Techniquement oui, selon les testeurs, mais il mérite encore un peu de finition. Aucun des retours ne mentionne de date de sortie.
Combien de temps dure l’aventure ?
Impossible à dire après cinq heures, qui ont laissé à Commander Fran « un goût de trop peu ». Les testeurs signalent toutefois qu’il existe un moyen de terminer le jeu en une heure et demie, sans en dire plus.
À qui s’adresse Squadron 42 ?
Pas forcément à tout le monde. Ceux qui aiment l’espace, Star Citizen et les jeux narratifs devraient être comblés. Commander Fran admet que le jeu pourrait rester une niche, mais ce qu’il a vu lui fait pressentir un succès.
Un dernier mot ?
Celui de Commander Fran : « He held the line ! »
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